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Clin d’œil pour les 350 ans de l’œuvre de Rembrandt.

7 Mars 2019

J’ ai 15 ans quand je découvre l’œuvre intitulée Ronde de nuit exposée au musée d’Amsterdam.
Devant cette toile de grande dimension j’ai la sensation de pénétrer dans celle-ci, absorbée par une source lumineuse. Le charismatique capitaine Cocq semble m’inviter au rassemblement guerrier des arquebusiers, dont l’agitation et la matérialité de l’armement sont figurées; cependant dans cet espace baigné de clair obscur, c’est une atmosphère  empreinte de mysticisme qui s’offre à moi, et je revêts le capitaine Cocq  d’une présence Christique.

Aujourd’hui à partir de cette impression ressentie, je compare Ronde de nuit à l’œuvre de Léonard de Vinci, La Cène ( dernier repas du Christ avec ses apôtres ), thème mystique et parce que cette composition montre des similitudes : elle présente un espace scénique qui s’ouvre au spectateur. La narration se construit à partir d’un personnage central, vue de face, qui dirige l’action et autour duquel s’organise la mise en scène; ainsi que deux dynamiques de mouvement, à droite et à gauche, portées sur la posture des personnages secondaires. La présence d’un bras tendu, est un élément principal qui crée une dynamique visuelle et dirige le regard du spectateur vers le centre.
A gauche du personnage central, une ouverture en V dévoile un second plan avec une forte densité lumineuse, ainsi qu’une présence féminine.
Trouver des ressemblances plus ou moins évidentes entre différentes peintures est possible, si celles ci construisent leur composition sur un même schéma, ou aborde une même thématique ! Par coïncidence il s’agit d’ œuvres aussi célèbres et populaires l’une que l’autre; et peut être ce détail qui se projette sur l’uniforme du lieutenant ? L’ombre portée de la main du capitaine, apparaissant dans une posture semblable à la main ouverte du Christ dans La Cène.

Attraction Céleste

Attraction céleste – Dessin maquette 2020

Attraction céleste est le dessin d’ une installation imaginaire associant le mouvement mécanique d’un chariot élévateur à des images vidéo de Masaï qui s’échappent de l’attraction terrestre.
En symbolisant une prédisposition de l’humanité, dès son origine, à s’éloigner de la terre, à travers des moyens physiologiques ou technologiques développés pour y parvenir, je cherche à établir la mesure du palier franchi par l’ homme dans son ascension vers l’espace, et j’interroge sa place dans l’univers, régit par des lois physiques.
Le Masaï symbolise l’origine d’un comportement de l’ homme, tandis que le chariot signifie le développement technologique de notre époque. Ainsi rassemblés dans le temps et l’ action, ils figurent la transmission et la transformation matérielle d’un comportement de l’homme en action mécanique.
La puissance du saut et la tunique rouge du personnage, sont un flux d’énergie qui défie la force de gravitation, force responsable de la chute des corps et du mouvement des corps.
Pour échapper à la chute, donc à l’inertie, l’homme déploie son énergie à s’extraire du sol inversant le processus de la force de gravitation en force d’échappement.
S’évade t- il consciemment dans le céleste ? pour survivre ? Ou est- il, malgré lui, aspiré dans la trajectoire verticale d’une force qui appartient aux lois physiques de l’univers?

Cette représentation symbolique illustre ma perception de l’existence humaine dans l’ univers; soumise aux lois physiques et universelles qui l’environnent. Ici présentée au milieu de 2 forces d’attractions contraires : terrestre et céleste.
En référence au trafic aérien ou aux spationautes en orbite autour de la terre et dans la durée de séjour dans l’ espace. La masse constituée par le nombre des individus qui séjournent dans le ciel, soustrait à la masse des individus sur terre donne une moyenne qui permet de constater que notre corps humain dans sa dimension de matière biologique, n’est plus ancré sur terre dans sa totalité.