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Clin d’œil pour les 350 ans de l’œuvre de Rembrandt.

7 Mars 2019

J’ ai 15 ans quand je découvre l’œuvre intitulée Ronde de nuit exposée au musée d’Amsterdam.
Devant cette toile de grande dimension j’ai la sensation de pénétrer dans celle-ci, absorbée par une source lumineuse. Le charismatique capitaine  Cocq semble m’inviter au rassemblement guerrier des arquebusiers, dont l’agitation et la matérialité de l’armement sont figurées;  cependant dans cet espace baigné de clair obscur, c’est une  atmosphère  empreinte de mysticisme  qui s’offre à moi, et je revêts le capitaine Cocq  d’une présence Christique.

Aujourd’hui à partir de cette impression ressentie, je compare Ronde de nuit à l’œuvre de Léonard de Vinci, La Cène ( dernier repas du Christ avec ses apôtres ), thème mystique et parce que cette composition montre des similitudes : elle présente un espace scénique qui s’ouvre au spectateur. La narration se construit à partir d’un personnage central, vue de face, qui dirige l’action et autour duquel s’organise la mise en scène; ainsi que deux dynamiques de mouvement, à droite et à gauche, portées sur la posture des personnages secondaires. La présence d’un bras tendu, est un élément principal qui crée une dynamique visuelle et dirige le regard du spectateur vers le centre.
A gauche du personnage central, une ouverture en V dévoile un second plan avec une forte densité lumineuse, ainsi qu’une présence féminine.
Trouver des ressemblances plus ou moins évidentes entre différentes peintures est possible, si celles ci construisent leur composition sur un même schéma , ou aborde une même thématique ! Par coïncidence il s’agit d’ œuvres aussi célèbres et populaires l’une que l’autre; et peut être ce détail qui se projette sur l’uniforme du lieutenant ? l’ombre portée de la main du capitaine, apparaissant dans une posture semblable à la main ouverte du Christ dans La Cène.